Skip to content
Blog Analysis

Le visa de travail à distance letton est réservé aux employeurs de l'OCDE

HV Henry van de Vorming · June 15, 2026 · 3 min de lecture

La plupart des visas de nomade numérique ne s’intéressent qu’en termes vagues à l’origine de vos revenus. Le visa de long séjour letton pour le travail à distance (lancé le 1 février 2022) est plus précis : il conditionne votre éligibilité au lieu d’enregistrement de votre employeur ou client, et pas seulement au montant que vous gagnez. Si vous travaillez à distance mais que votre entreprise est située en dehors de l’OCDE, c’est cette règle qui tranche la demande avant même tout chiffre de revenu.

L’exigence d’un employeur de l’OCDE

Le visa est réservé aux travailleurs à distance employés par — ou sous contrat avec — une entreprise enregistrée dans un État membre de l’OCDE, et il vous faut au moins 6 mois d’emploi préalable au sein de cette entreprise. La question déterminante n’est donc pas seulement « travaillez-vous à distance ? », mais « l’entité qui vous rémunère est-elle enregistrée dans un pays de l’OCDE ? »

À cela s’ajoute le fait que les titulaires n’ont aucun droit à un emploi en Lettonie, et les clients locaux ne sont pas autorisés : les titulaires ne peuvent pas tirer de revenus de sources lettones. Le visa concerne les revenus qui proviennent de l’extérieur de la Lettonie et transitent par un employeur ou un client enregistré dans l’OCDE — il n’ouvre pas la porte au marché du travail local.

Le revenu doit ensuite franchir un seuil de 4 213 EUR par mois, fixé à 2,5 fois le salaire brut mensuel moyen de l’année précédente (chiffre publié par la PMLP, févr. 2026). Une justification de ressources est exigée, mais aucun montant précis n’est publié par la source officielle ; ce point reste donc indéterminé.

L’angle fiscal qui en découle

Le lien avec l’OCDE réapparaît dans le traitement fiscal. Les citoyens ou résidents d’États de l’OCDE titulaires du visa peuvent opter pour un impôt sur le revenu des personnes physiques forfaitaire de 15 % pendant 365 jours à compter du moment où ils deviennent résidents fiscaux lettons, en vertu des amendements à l’impôt sur le revenu des personnes physiques adoptés le 28 juin 2023. La résidence fiscale est généralement déclenchée à 183 jours.

Deux mises en garde s’imposent. Premièrement, ce détail fiscal provient de KPMG, et non de l’autorité d’immigration (PMLP) — il est donc de seconde main par rapport à la source officielle du visa. Deuxièmement, nous estimons la fiabilité globale de ces données moyenne, ce qu’il convient de garder à l’esprit, en particulier pour les détails fiscaux. Considérez l’option à 15 % comme un point à confirmer auprès d’un conseiller fiscal letton plutôt que comme un droit acquis.

Ce à quoi le visa mène et ne mène pas

L’enveloppe pratique est étroite. La validité initiale est de 12 mois, le visa est renouvelable, et la durée totale de séjour maximale est de 24 mois. Aucune voie vers la résidence permanente ni vers la citoyenneté n’est prévue ; il s’agit donc d’un séjour à durée limitée plutôt que d’une voie d’établissement. L’inclusion de la famille est autorisée.

Autres exigences fixes : une assurance santé valable en Lettonie et dans les États Schengen est explicitement requise pour toute la durée du visa, avec une limite minimale de responsabilité de l’assureur d’au moins 42 600 EUR (selon la PMLP). Le droit d’État pour le visa de long séjour de catégorie D est de 90 EUR, et les ambassades peuvent ajouter des frais consulaires en sus. Les demandes se font auprès d’une ambassade.

Si votre employeur ou votre principal client est enregistré en dehors de l’OCDE, c’est la contrainte à résoudre en premier — le chiffre de revenu et le taux d’imposition optionnel n’ont d’importance qu’une fois ce critère rempli.

Programmes dans cet article

HV
Henry van de Vorming

Rédacteur responsable chez living-abroad.org. Vérifie chaque chiffre face à sa source officielle avant publication — chaque affirmation sourcée, chaque chiffre daté.

À lire aussi

Articles liés

Tous les articles →